Het Manifest van de Frans-Vlamingen

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Het Manifest van de Frans-Vlamingen

Bericht  Bissezeele op za aug 16, 2008 3:24 pm

Beste vrienden, hieronder hebben jullie « Het Manifest van de Frans-Vlamingen ».

Sinds het verdwijnen van de website van de Michiel De Swaen Kring was deze tekst onvindbaar op Internet ! Gelukkig had ik het manifest geprint…en net getypt.

Ik moet erkennen dat de tekst een beetje onhandig is (“les Flamands de France exigent”), en de zinnen zijn te lang...

Deze tekst van 1981 is toch brandend actueel (taal, media, toerisme…).


Manifeste des Flamands de France.


Les membres des associations suivantes – cercle Michel de Swaen, Comité Flamand de France, Menschen lyk wyder, Het Reuzekoor, Tegaere Toegaen – réunis à Hazebrouck les 28 et 29 novembre et le 19 décembre 1981, lors de la 4ème Université Populaire Flamande, ont adopté, au nom de tous les habitants des arrondissements de Lille, Douai et Dunkerque qui se sentent Flamands de France et veulent le rester, le Manifeste des Flamands de France.

Manifeste des Flamands de France


Ce manifeste énumère les conditions à réunir par tous les intéressés et par tous les responsables pour que les Français de Flandre puissent connaître et diffuser leur propre culture régionale et ainsi s’épanouir personnellement et enrichir la vie nationale dans le respect de leur identité collective.

Ce manifeste se fonde sur les droits inaliénables reconnus aux personnes et aux groupes ethno-culturels par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Déclarations des Principes de la Coopération Culturelle Internationale, la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, textes signés par le gouvernement et ratifiés par le parlement de notre pays.


Les Flamands de France exigent que soit respecté leur droit à être reconnu comme Flamands.

Tout en reconnaissant leur solidarité avec ceux qui, notamment Artésiens, Boulonnais, Cambrésiens et Hennuyers, peuplent la région Nord Pas de Calais, ils entendent être appelés par leur propre nom de « Flamands de France » et récusent toute autre appellation, plus ou moins artificielle.

Tout en proclamant leur volonté de contribuer au développement de la région Nord Pas de Calais, ils demandent que le cadre régional ne méconnaisse pas l’identité d’une Flandre française, fruit de la géographie – le Bas-Pays – et de l’histoire – le comté de Flandre ; ils précisent à ce titre que le terme « Flandre » s’applique aux arrondissements de Lille, Douai et Dunkerque, et qu’il ne peut être étendu à l’ensemble des Pays-Bas français, ni, encore moins, aux seuls cantons de l’arrondissement de Dunkerque où les Flamands parlent flamand. Ils s’élèvent contre tout partage des arrondissements flamands entre des départements différents, en cas d’un éventuel redécoupage administratif.

Ils demandent que l’emblème du lion de Flandre, loin d’être considéré comme un signe séditieux, soit reconnu par les pouvoirs publics, et ils invitent les collectivités locales et les particuliers à l’arborer, aux côtés des couleurs nationales et communales, lors des fêtes et cérémonies publiques.

Ils demandent que les noms de lieux d’origine flamande ou picarde soient respectés ou restaurés par les collectivités locales, les autorités départementales et régionales, les administrations nationales ; que les appellations de circonscriptions de développement économique, existantes ou à créer, reprennent les véritables noms de pays, trop souvent méconnus (Blootland, Houtland, Pévèle, etc.).

Ils demandent que les noms de famille, comme les noms de lieux d’origine flamande, soient orthographiés et énoncés selon leur prononciation flamande correcte, et cela particulièrement à la radio et à la télévision.


Les Flamands de France exigent que soient connus et sauvegardés leur histoire propre et leur patrimoine naturel et culturel.

Ils demandent, afin que les Flamands de France soient plus conscients et plus fiers de la valeur de leur patrimoine, de leur histoire - qui fut longtemps distincte de celle des autres Français, et qui de toute façon présente des traits originaux – soit enseignée, en relation constante avec l’histoire nationale et universelle, dans les écoles, collèges et lycées de Flandre française. Il conviendra de mettre en relief tout particulièrement la part considérable prise par les Flamands dans le développement des sciences, des techniques et des arts de l’Occident.

Ils demandent que la recherche sur le patrimoine des Flamands de France soit développée par la création ou le soutien des institutions ou des associations adéquates et que les résultats de cette recherche soient amplement diffusés par l’édition et les moyens de communication de masses.

Ils demandent que la législation soit appliquée avec rigueur et que des mesures complémentaires soient prises, particulièrement au plan national, pour sauvegarder mieux que par le passé le patrimoine naturel et culturel de la Flandre française – paysages originaux, sites pittoresques, lieux historiques, monuments, édifices ruraux, œuvres d’art, objets techniques ou quotidiens, archives, etc. – et que des crédits plus importants soient affectés à cette tâche, afin de rattraper le retard pris et de corriger certaines erreurs.

Ils demandent que des mesures soient prises, particulièrement au plan régional, pour remédier à la banalisation de l’habitat en Flandre française, en conseillant et en orientant mieux les propriétaires et les promoteurs, et en encourageant toute initiative susceptible de permettre aux urbanistes, architectes et entrepreneurs de développer leur créativité dans le respect des normes et des matériaux traditionnels.


Les Flamands de France exigent que soit reconnu et mis en pratique leur droit à une expression linguistique propre.

Ils demandent que le flamand de France, parlé ou compris par 150 000 personnes dans le Westhoek (arrondissement de Dunkerque), ne soit plus considéré comme une « langue allogène », mais bien au contraire comme une des langues maternelles des Français et qu’à ce titre, il soit, dans l’enseignement maternel et primaire, utilisé au sein d’une pédagogie globale et enseigné, avec le français, aux enfants, afin que ceux-ci puissent s’épanouir dans la langue de leurs ancêtres ; afin qu’ils puissent, s’ils le désirent, acquérir plus facilement, dans l’enseignement secondaire, la connaissance du néerlandais – forme littéraire du flamand – pratiquée par 20 millions d’Européens.

Ils demandent que les dialectes picards pratiqués en Flandre française – à Gravelines et environs, dans la plaine de la Lys et dans les arrondissements de Lille et Douai – soient également reconnus et utilisés dans l’enseignement maternel et primaire, pour faire comprendre les cultures populaires traditionnelles des Flamands d’expression romane.


Les Flamands de France exigent que leurs formes d’expression culturelles soient reconnues, développées et communiquées.

Ils demandent que les pouvoirs publics, parallèlement à l’effort mené en faveur de festivals consacrés aux diverses cultures nationales et étrangères, accordent une aide accrue, dans un souci de décentralisation et d’éducation populaire, à toutes les initiatives mettant en jeu les modes d’expression culturels traditionnels, que ce soit en français, en flamand ou en picard. Il s’agit des œuvres littéraires, du théâtre populaire, musique, chant, danse, jeux, etc.

Ils demandent que les Flamands de France puissent, sans que leur loyalisme soit suspecté, affirmer leur solidarité culturelle avec les Flamands de l’autre côté de la frontière et multiplier les échanges avec la Belgique et les Pays-Bas. Cela afin de contribuer la valorisation du flamand et du picard et de servir de lien entre la culture française et celle des pays septentrionaux.

Ils demandent que tous les médias – publics ou privés, presse, radio, télévision – fassent plus largement place à l’histoire, aux formes culturelles et aux langues traditionnelles de la Flandre française ; que soient données en ces domaines toutes facilités aux instruments de communications nés de l’initiative individuelle ou associative (édition, radios locales privées, etc.).

Ils demandent que l’image de marque de la Flandre française, et avec elle celle de toute la région Nord pas de Calais, soit revalorisée, à l’intérieur comme à l’extérieur :
_ Par le développement de l’information sur la richesse de nos villes et de nos campagnes
_ Par un effort soutenu en faveur d’un tourisme social de qualité, en liaison avec les structures de l’enseignement et de l’éducation permanente, avec les moyens de communication de masse et avec le concours des populations des zones d'accueil.

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Manifest van de Frans-Vlamingen...in het Nederlands !

Bericht  Bissezeele op di nov 10, 2009 6:27 pm

Beste vrienden,

In december 1981 heeft de Frans-Vlaamse beweging zijn manifest geschreven.
In november 2009 heeft een Belgisch Vlaming uit Brugge dit manifest vertaald in het Nederlands.


Manifest van de Frans-Vlamingen.
De leden van de volgende verenigingen - Michiel de Swaen Kring, Comite Flamand de France, Menschen lyk Wyder, Het Reuzekoor, Tegaere Toegaen - samengekomen in Hazebroek op 28 en 29 november en op 19 december 1981, tijdens de 4de Vlaamse Volksuniversiteit, hebben namens alle inwoners van de arrondissementen Rijsel, Dowaai en Duinkerke die zich Vlaming voelen en Vlaming willen blijven, het Manifest van de Frans-Vlamingen aangenomen.


Dit manifest somt de noodzakelijke voorwaarden op die moeten worden vervuld door alle betrokkenen en door alle verantwoordelijken opdat de Frans-Vlamingen hun eigen regionale cultuur zouden kunnen ontdekken en verspreiden om zich aldus persoonlijk te ontplooien en het nationale leven te verrijken met eerbied voor hun collectieve identiteit.

Dit manifest steunt op de onvervreemdbare rechten die zijn toegekend aan individuen en etnisch-culturele groepen in de Universele Verklaring van de Rechten van de Mens, de Verklaring van Beginselen van Internationale Culturele Samenwerking, het Europees Verdrag van de Rechten van de Mens en de fundamentele vrijheden, ondertekend door de regering en bekrachtigd door het parlement van ons land.


De Frans-Vlamingen eisen dat hun recht om als Vlamingen te worden erkend wordt gerespecteerd.

Terwijl ze hun solidariteit bevestigen met diegenen, in het bijzonder met de inwoners van Artesië, Boulogne, en Kamerijk en Henegouwen, die de regio Nord Pas de Calais bevolken, verwachten ze met hun juiste naam "Frans-Vlamingen" te worden aangesproken en verwerpen ze elke andere min of meer kunstmatige benaming.

Terwijl ze zich bereid verklaren om bij te dragen tot de ontwikkeling van de regio Nord Pas de Calais, vragen zij dat het regionale kader de identiteit van Frans-Vlaanderen niet betwist, dewelke de vrucht is van de geografie - de Lage Landen - en van de geschiedenis - graafschap Vlaanderen ; in dit verband stellen zij dat de term "Vlaanderen" verwijst naar de arrondissementen Rijsel, Dowaai, Duinkerke, en niet kan worden uitgebreid tot het geheel van de Franse Nederlanden, en nog minder kan worden beperkt tot enkel de kantons van het arrondissement Duinkerke, waar Vlaamssprekende Vlamingen wonen. Ze verzetten zich tegen een verdeling van de Vlaamse arrondissementen tussen de verschillende departmenten in het kader van een adminstratieve hervorming.

Zij vragen dat het embleem van de Leeuw van Vlaanderen, verre van beschouwd te kunnen worden als een opruiend symbool, wordt erkend door de overheid, en ze nodigen de lokale gemeenschappen en individuen uit dit uit te hangen, naast de nationale en gemeentelijke kleuren tijdens festivals en openbare plechtigheden.

Ze vragen dat de plaatsnamen van Vlaamse of van Picardische oorsprong worden eerbiedigd of in ere hersteld door de plaatselijke, departementale en regionale autoriteiten en door de nationale overheden ; dat de namen van economische ontwikkelingszones , bestaande of nieuwe, terug hun echte, te vaak miskende namen (Blootland, Houtland, Pevèle, enz..) krijgen.

Ze vragen dat zowel de familienamen als de plaatsnamen van Vlaamse oorsprong, worden gespeld en uitgesproken volgens de correcte Vlaamse spelling en uitspraak, en dit vooral op radio en televisie.


De Frans-Vlamingen eisen dat hun eigen geschiedenis en hun culturele en natuurlijke erfgoed bekend en behouden wordt.

Zij vragen dat de Frans-Vlamingen zich meer bewust zijn van en trots zijn op de waarde van hun erfgoed, van hun geschiedenis - die lange tijd onderscheiden was van die van de andere Fransen, en die hoe dan ook originele kenmerken vertoont - en dat dit wordt aangeleerd in voortdurende samenhang met de nationale en de wereldgeschiedenis in scholen, universiteiten en hogescholen in Frans-Vlaanderen. Het is passend om te benadrukken welk belangrijk aandeel de Vlamingen hebben gehad in de ontwikkeling van wetenschap, technologie en kunst in het Westen.

Zij eisen dat het onderzoek naar het erfgoed van de Frans-Vlamingen wordt ontwikkeld door het tot stand brengen of ondersteunen van instellingen of verenigingen, waarbij de resultaten van dit onderzoek op grote schaal worden verspreid via publicaties en via de massacommunicatiemedia.

Zij vragen dat de bestaande wetten strikt worden nageleefd en dat aanvullende maatregelen worden genomen, met name op nationaal niveau, om beter dan vroeger het natuurlijke en culturele erfgoed van Frans-Vlaanderen te bewaren- originele landschappen, schilderachtige plekjes, historische plaatsen, monumenten, landelijke gebouwen, kunstwerken, technische of dagelijks, archieven, enz.. - en dat er meer middelen worden uitgetrokken om de opgelopen achterstand in te halen en om fouten te verbeteren.

Ze vragen dat er maatregelen worden genomen, met name op regionaal vlak, om de banalisering van het woningbestand in Frans-Vlaanderen tegen te gaan, door het adviseren en beter begeleiden van de eigenaars en van de bouwpromotoren en door het stimuleren van alle initiatieven waardoor planologen, architecten en ondernemers hun creativiteit kunnen ontwikkelen met inachtneming van de traditionele normen en materialen.


De Vlamingen eisen dat in Frankrijk hun recht op het gebruik van hun eigen taal wordt erkend en in de praktijk omgezet.

Zij vragen dat het Frans-Vlaams, gesproken of begrepen door 150 000 mensen in de Westhoek (arrondissement Duinkerke), niet langer wordt beschouwd als een "vreemde taal", maar eerder als een van de inheemse talen van Frankrijk en dat het in die hoedanigheid samen met het Frans wordt onderwezen in het kleuter-en lager onderwijs, in het kader van de algemene opvoeding, zodat de kinderen zich kunnen ontplooien in de taal van hun voorouders ; zodat zij als ze dit willen in het secundair onderwijs gemakkelijker Nederlands - de literaire variant van het Vlaams, gesproken door 20 miljoen Europeanen - kunnen leren.

Zij eisen dat de Picardische dialecten die in Frans-Vlaanderen in Grevelingen en omgeving, in de Leievallei en in de districten Rijsel en Dowaai worden gesproken, eveneens worden erkend en gebruikt in het kleuter-en lager onderwijs, om de traditionele Vlaamse volkscultuur van Romaanse oorsprong beter te leren begrijpen.


De Frans-Vlamingen eisen dat hun vormen van culturele expressie worden erkend, ontwikkeld en bekend gemaakt.

Ze eisen dat de openbare instellingen, samen met de inspanning ten gunste van festivals gewijd aan de verschillende nationale en buitenlandse culturen , in het belang van decentralisatie en volksonderwijs verhoogde steun verlenen aan alle initiatieven met betrekking tot alle wijzen van expressie van de traditionele cultuur, zowel in het Frans, Vlaams of Picardisch. Het betreft literaire werken, volkstheater, muziek, zang, dans, spelletjes en nog veel meer.

Zij vragen dat de Frans-Vlamingen, zonder dat hun loyauteit in vraag wordt gesteld, hun culturele solidariteit met de Vlamingen aan de andere kant van de grens kunnen bevestigen en hun contacten met België en Nederland kunnen uitbreiden. Dit zal bijdragen tot de versterking van Vlaanderen en van Picardië en fungeren als schakel tussen de Franse cultuur en die van de noordelijke landen.

Zij vragen dat alle media - openbaar of privé, pers, radio, televisie - meer aandacht besteden aan de geschiedenis, de culturele vormen en traditionele talen van Frans-Vlaanderen ; dat in deze domeinen alle faciliteiten worden gegeven aan communicatiemiddelen die voortspruiten uit initiatieven van individuen of van verenigingen (uitgeverij, particuliere lokale radio's, etc..).

Zij vragen dat het beeld van Frans-Vlaanderen, en daarmee de hele regio Nord Pas de Calais wordt geherwaardeerd, zowel naar binnen als naar buiten:
- door de ontwikkeling van informatie over de rijkdom van onze steden en van ons platteland
- door een volgehouden inspanning voor een kwaliteitsvol sociaal toerisme, in samenwerking met het onderwijs en met de permanente vorming, met de massacommunicatiemedia en met de medewerking van de mensen in de betrokken streken.

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